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Sahel / AES

AES 2026 : une année charnière entre alliances stratégiques et défis sécuritaires persistants

AES 2026 : alliances stratégiques et défis sécuritaires

Devenue officiellement Confédération des États du Sahel en juillet 2024 après le retrait du Burkina Faso, du Mali et du Niger de la CEDEAO, l'Alliance des États du Sahel (AES) traverse en 2026 une année qualifiée de charnière par les analystes régionaux. Entre consolidation institutionnelle, diversification des partenariats stratégiques et pression des groupes armés sur le terrain, le bloc sahélien redéfinit sa trajectoire souveraine.

Une architecture institutionnelle en construction accélérée

Les trois États membres — Burkina Faso, Mali, Niger — ont intensifié leurs réunions de haut niveau pour harmoniser leurs cadres juridiques, fiscaux et douaniers. La création d'une banque de développement commune et l'unification progressive des forces armées sous commandement conjoint figurent parmi les chantiers prioritaires pour l'horizon 2027. Les autorités misent sur ces réformes institutionnelles pour démontrer la viabilité économique de la Confédération face aux sceptiques régionaux et internationaux.

Des alliances stratégiques tournées vers l'Est

L'AES a signé en début d'année 2026 plusieurs accords de coopération avec la Russie, notamment dans les domaines de l'énergie nucléaire civile, de la défense et de l'extraction minière. Des discussions sont également en cours avec la Chine pour le financement d'infrastructures ferroviaires reliant les capitales des trois pays membres. Ces partenariats alternatifs sont présentés par les gouvernements de transition comme la concrétisation d'une politique de souveraineté multivectorielle, en rupture avec les cadres de coopération post-coloniaux occidentaux.

La menace terroriste demeure le principal défi opérationnel

Sur le plan sécuritaire, les groupes armés affiliés au JNIM et à l'EIGS continuent de frapper dans les zones rurales et périphériques des trois pays. La Force unifiée de l'AES, forte de quelque 6 000 hommes basés à Niamey, a conduit plusieurs opérations offensives au premier semestre 2026, avec des résultats mitigés selon les observateurs indépendants. La question de la protection des populations civiles et de l'accès humanitaire reste un point de tension majeur, en particulier dans le Liptako-Gourma.

⚠️ Article rédigé par la rédaction de Le Sahel TV · Sources : maliactu.net, lesfaitsdici.com