Dans un rapport publié ce mois de juin 2026, les Nations Unies dressent un tableau sombre de la situation en Afrique centrale. La région se trouve à la croisée de plusieurs crises simultanées : conflits armés qui débordent les frontières, enracinement des groupes jihadistes, épidémie d’Ebola en RDC et contraction des espaces civiques et politiques dans plusieurs pays. L’ONU appelle à une réponse collective et urgente de la communauté internationale.
Conflits, réfugiés et tension frontalière
La guerre au Soudan demeure le principal facteur de déstabilisation régionale, ayant poussé plus de 900 000 réfugiés à franchir la frontière orientale du Tchad, auxquels s’ajoutent quelque 300 000 Tchadiens de retour dans leur pays. Ces déplacements massifs exercent une pression considérable sur les ressources locales, l’accès à l’eau et les infrastructures de santé. En RDC, la résurgence du M23 dans l’est du pays complique davantage le tableau sécuritaire.
Libertés politiques en régression
Sur le plan des libertés fondamentales, l’ONU pointe une tendance à la fermeture des espaces d’expression et de contestation politique dans plusieurs États de la sous-région. Des réformes institutionnelles sont bien en cours au Gabon et au Tchad, mais leur trajectoire démocratique reste fragile. La Communauté économique des États d’Afrique centrale (CEEAC), engagée dans l’élaboration d’un plan stratégique 2026-2030, se voit présenter comme un acteur clé mais dont les capacités d’action restent limitées.