L’Organisation mondiale de la santé (OMS) a décrété une urgence de santé publique de portée internationale (USPPI) face à la progression rapide de l’épidémie d’Ebola en République démocratique du Congo. Le bilan provisoire fait état de près de 500 cas confirmés, dont 452 en RDC avec 82 décès, et 19 cas en Ouganda. L’épidémie, déclarée officiellement le 15 mai dans le nord-est de la RDC, est provoquée par une souche de l’espèce Bundibugyo, pour laquelle il n’existe à ce jour ni vaccin ni traitement approuvé.
Un plan de riposte de 518 millions de dollars
En réponse à cette crise, l’OMS et le Centre africain de contrôle et de prévention des maladies (Africa CDC) ont conjointement lancé un plan de riposte doté d’une enveloppe de 518 millions de dollars pour les six prochains mois. Ce plan met l’accent sur le renforcement de la surveillance épidémiologique, l’amélioration de la capacité de détection par les laboratoires, et la mise en place de mesures de prévention et de contrôle de l’infection. Des équipes de réponse rapide sont déployées dans les zones affectées de l’Ituri et du Nord-Kivu.
Une vigilance renforcée aux frontières
Plusieurs pays voisins ont renforcé leurs dispositifs de contrôle sanitaire aux points d’entrée internationaux, conformément aux recommandations d’Africa CDC. Le risque d’extension à d’autres pays est considéré comme élevé en Afrique mais faible à l’échelle mondiale, selon l’OMS. Une attaque contre des volontaires de la Croix-Rouge lors d’une opération d’inhumation à Bunia le 1er juin a mis en lumière les risques sécuritaires auxquels font face les équipes humanitaires sur le terrain.