Une étude conjointe menée par l’Agence de promotion des investissements (API) du Cameroun et l’Organisation des Nations Unies pour le développement industriel (ONUDI) a été présentée le 9 juin 2026 à Yaoundé. Ses résultats sont encourageants pour l’image du pays : 70 % des entreprises étrangères ayant été interrogées ont indiqué avoir choisi d’étendre leurs activités au Cameroun.
Un signal positif pour l’attractivité du pays
Ce taux de rétention et d’expansion est interprété par l’API comme un indicateur de la compétitivité relative du Cameroun au sein de la CEMAC. Le pays possède des atouts structurels : une population de plus de 30 millions d’habitants, un accès au port de Douala pour les pays enclavés de la sous-région, ainsi qu’une base industrielle plus diversifiée que ses voisins. Le FMI anticipe une croissance de 3,3 % de l’économie camerounaise en 2026.
Des freins structurels persistants
L’étude API-ONUDI ne cache pas les obstacles identifiés par les investisseurs. Les lourdeurs administratives arrivent en tête des griefs, suivies par le déficit en infrastructures — notamment dans les domaines de l’énergie et de la logistique — et l’insuffisance du suivi post-implantation par les autorités. Les zones industrielles manquent de capacités d’accueil et les délais de raccordement aux réseaux électriques et hydrauliques restent problématiques.
Des réformes attendues
L’API s’est engagée à mettre en place un mécanisme de suivi post-implantation plus systématique. Le Colfini, tenu en avril 2026 à Yaoundé, avait déjà identifié le marché financier régional comme un levier de financement structuré pour les infrastructures de la CEMAC. Ces initiatives visent à transformer les intentions d’extension en projets concrets et à attirer de nouveaux investisseurs dans des secteurs clés comme l’agroalimentaire, les énergies renouvelables et le numérique.