De janvier 2025 à février 2026, trente pays africains ont signalé un total de 45 726 cas confirmés de Mpox et 203 décès, selon les données du Centre africain de contrôle et de prévention des maladies (Africa CDC). Si la tendance est à la baisse par rapport aux pics de 2024, la circulation active du virus dans plusieurs pays d’Afrique de l’Ouest et centrale justifie le maintien d’une vigilance épidémiologique. La République démocratique du Congo, Madagascar, la Guinée, le Libéria et le Ghana restent les foyers les plus actifs.
La Guinée franchit une étape décisive
La Guinée, qui avait recensé 1 736 cas confirmés sur l’ensemble de l’année 2025, vient de valider son plan national de vaccination contre le Mpox. Les autorités sanitaires guiniennes ont confirmé que la vaccination des groupes à haut risque — travailleurs de santé, contacts directs de cas confirmés et populations en zones à forte prévalence — sera lancée prochainement. Ce plan s’appuie sur un approvisionnement en vaccins facilité par les partenaires internationaux dont l’OMS et Africa CDC.
Une urgence internationale levée, une surveillance maintenue
En septembre 2025, l’Organisation mondiale de la santé avait annoncé que le Mpox ne constituait plus une urgence de santé publique de portée internationale (USPPI). Cette décision avait été prise au regard du recul progressif des cas enregistrés dans les principaux foyers. Toutefois, l’OMS et Africa CDC maintiennent leurs systèmes de surveillance active, et des équipes de riposte rapide restent mobilisées dans une quinzaine de pays.
Un appel à des financements durables
Les experts de santé publique africains plaident pour des financements stables pour la réponse au Mpox, indépendants des mécanismes d’urgence déclenchés uniquement lors de pics épidémiques. La mise en œuvre de plans nationaux de vaccination comme celui de la Guinée est présentée comme le modèle à généraliser pour briser les chaînes de transmission à long terme sur le continent.