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Afrique centrale

Centrafrique : le procès Bossembélé contre Bozié s’ouvre le 16 juin devant la Cour pénale spéciale

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La Cour pénale spéciale de la République centrafricaine (CPS-RCA) a annoncé que son sixième procès s’ouvrira le mardi 16 juin 2026, dans l’affaire dite « Bossembélé ». Quatre prévenus sont visés : l’ancien président François Bozié Yangouvonda, Eugène Barret Ngaïkoisset, Vianney Semndiro et Firmin Junior Danboy. Ils répondent de crimes de guerre et crimes contre l’humanité commis entre 2009 et 2013 dans la région de Bossembélé, Bouar et Bangui.

Des faits d’une extrême gravité entre 2009 et 2013

Les chefs d’accusation portent sur des assassinats, des actes de torture, des arrestations arbitraires et des traitements inhumains attribués à la garde présidentielle de Bozié pendant la période où il exerçait le pouvoir. Les faits visés ont été documentés par des enquêteurs de la CPS-RCA, établíe en 2015 avec le soutien des Nations Unies, et par des témoignages recueillis auprès de victimes et de témoins dans plusieurs localités de l’Ouéllem-Ndjida et de la Nana-Mambere.

Bozié sous mandat d’arrêt international, procès en absentia possible

Sous le coup d’un mandat d’arrêt international délivré en avril 2024, l’ancien chef de l’État vit en exil en Guinée-Bissau depuis sa chute en 2013. La Cour a précisé que si Bozié ne comparaissait pas dans un délai de vingt jours suivant la signification de la citation à paraître, elle pourrait statuer en son absence. Les organisations de défense des droits de l’homme saluent l’ouverture de ce procès comme un signal fort en faveur de la lutte contre l’impunité en Afrique centrale.

Un sième procès symbolique pour la justice transitionnelle

Après cinq procès ayant abouti à des condamnations importantes, ce sixième procès de la CPS-RCA est considéré comme le plus symbolique en raison du rang de l’accusé principal. La Centrafrique représente l’un des rares pays africains ayant mis en place, avec le soutien de l’ONU, une juridiction hybride capable de juger les crimes les plus graves de son histoire récente. Le verdict aura, selon les juristes, une portée bien au-delà des frontières nationales.

⚠️ Article rédigé par la rédaction de Le Sahel TV · D’après Journal de Bangui, Notre Afrik et Afrik.com, juin 2026