Le projet SEPTENTRIONEST, financé par le gouvernement français à hauteur de 5 millions d’euros, vise à renforcer l’autonomisation économique des femmes entrepreneures dans les régions du Nord, de l’Extrême-Nord, de l’Adamaoua et de l’Est du Cameroun. Ce programme, mis en œuvre en partenariat avec des structures locales de microcrédit et des réseaux féminins, cible en priorité des territoires qualifiés de « fragiles » en raison des crises sécuritaires et des vulnérabilités socio-économiques.
Des femmes au cœur du redressement économique
SEPTENTRIONEST s’appuie sur le constat que les femmes représentent une force productive majeure dans les économies informelles du Grand-Nord, où elles assurent une large part du commerce de détail, de la transformation agroalimentaire et des services de proximité. Le programme offre des formations en gestion d’entreprise, un accès facilité aux produits financiers adaptés (microcrédit solidaire, épargne de groupe) et un accompagnement en méntorat assuré par des entrepreneures confirmées issues de la région. Plus de 3 000 femmes sont visées sur la durée du projet.
Un ancrage territorial fort dans des zones vulnérables
La particularité de SEPTENTRIONEST tient à son ciblage géographique des zones affectées par les déplacements de populations liés aux conflits du bassin du lac Tchad et aux incursions de Boko Haram dans l’Extrême-Nord. Des plateformes multi-acteurs — regroupant communes, société civile et services déconcentrés de l’État — seront mises en place à Maroua, Mora, Ngaoundéré et Bertoua pour assurer la coordination de terrain et le suivi des bénéficiaires.
Vers une économie locale plus résiliente
Les porteurs du projet estiment que l’autonomisation économique des femmes constitue un facteur de stabilisation sociale dans des contextes de fragilité. En renforçant les revenus des ménages et en réduisant la dépendance à l’aide humanitaire, SEPTENTRIONEST entend contribuer à la résilience à long terme des communautés. Une évaluation à mi-parcours est prévue pour mi-2027 afin d’ajuster les modalités d’intervention en fonction des résultats obtenus sur le terrain.