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Santé

ONU : malnutrition et paludisme tuent des millions d’enfants africains de moins de 5 ans

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L'Organisation des Nations unies a publié un rapport alarmant sur la mortalité infantile en Afrique subsaharienne : en 2024, environ 4,9 millions d'enfants de moins de 5 ans sont morts à travers le monde, dont plus de 58 % en Afrique subsaharienne, soit près de 2,8 millions de décès. La malnutrition et le paludisme figurent en tête des causes de ces décès, dans une interaction fatale qui fragilise chaque année des millions d'enfants africains. L'ONU estime que la grande majorité de ces morts auraient pu être évitées grâce à des interventions simples et peu coûteuses.

Le cercle vicieux malnutrition-paludisme

Les enfants souffrant de malnutrition présentent des systèmes immunitaires affaiblis qui les rendent beaucoup plus vulnérables aux parasites du paludisme. En retour, les accès paléens sévères aggravent l'état nutritionnel en provoquant des pertes d'appétit, une anémie et une diârhée qui accentuent les carences. Ce cercle vicieux est particulièrement documenté dans les zones de conflit comme le Nord-Kivu en RDC, où les enfants du territoire de Masisi sont exposés simultanément à l'insécurité alimentaire chronique et à des taux d'enfêtements paludeséens parmi les plus élevés du continent.

Les pays les plus touchés concentrent les défis multiples

Le Niger, le Nigeria, la République démocratique du Congo et le Tchad figurent en tête des pays où la mortalité infantile reste la plus élevée. Ces États partagent une combinaison de facteurs aggravants : paludisme endémique, conflits armés persistants, chocs climatiques, résistance croissante aux antipaludiques et couverture sanitaire insuffisante au niveau des communautés rurales. La présence d'espèces invasives de moustiques vecteurs du paludisme constitue un défi biologique supplémentaire qui complique les stratégies de lutte ant-vectorielle.

Des progrès possibles mais des financements insuffisants

Certains pays font preuve d'une progression encourageante : au Burkina Faso, le taux de mortalité liée au paludisme a baissé de 43,83 % entre 2024 et 2025 grâce à une distribution massive de moustiquaires imprégnées et à un renforcement des centres de santé. L'ONU appelle à mobiliser davantage de financements internationaux pour généraliser ces résultats à l'ensemble du continent et pour intégrer les programmes de nutrition et les programmes de lutte contre le paludisme dans une réponse sanitaire combinée et coordonnée.

⚠️ Article rédigé par la rédaction de Le Sahel TV · Sources : ONU Info, ungeneva.org, wakatsera.com, congoquotidien.com