Une réunion de haut niveau des chefs d’État africains et de leurs partenaires stratégiques se tient ce 16 juin 2026 sous l’impulsion d’Africa CDC et de l’OMS, afin de mobiliser le leadership politique et les ressources nécessaires pour accélérer le contrôle de l’épidémie de maladie à virus Ebola Bundibugyo en République démocratique du Congo. L’OMS avait déclaré en mai 2026 cette flambée comme urgence de santé publique de portée internationale, soulevant des inquiétudes majeures dans les pays frontaliers.
Une épidémie qui dépasse les frontières de la RDC
L’épidémie d’Ebola Bundibugyo, qui a été détectée dans l’est de la RDC à la fin du premier trimestre 2026, a mis sous pression les systèmes de santé de l’Ouganda, du Rwanda et de la République du Congo. Africa CDC appelle l’ensemble des États membres à renforcer le contrôle sanitaire aux points d’entrée internationaux et à intégrer des mesures de surveillance épidémiologique dans leurs plans de gestion des flux de voyageurs. Plusieurs pays ont adopté des mesures préventives à leurs frontières, que l’OMS juge contre-productives en termes d’isolement de Kinshasa.
Des financements internationaux mobilisés
La Banque mondiale a engagé 29 millions de dollars pour soutenir la riposte en RDC, couvrant l’acquisition de vaccins, le renforcement des laboratoires de diagnostic et le déploiement d’équipes de réponse rapide dans les zones affectées. Plusieurs partenaires bilatéraux ont également annoncé des contributions supplémentaires lors de la Conférence internationale sur la riposte Ebola tenue à Bruxelles en mai. La réunion du 16 juin vise à s’assurer que ces engagements se traduisent concrètement et rapidement en capacités opérationnelles sur le terrain.
Préparation du continent à de futures urgences sanitaires
Au-delà de la riposte immédiate, la réunion de ce 16 juin devrait aborder la question de la préparation du continent africain aux futures urgences sanitaires. Africa CDC et ses partenaires plaident pour un financement pérenne des systèmes de surveillance épidémiologique et une augmentation des capacités de production vaccinale sur le continent. Le Centre africain de contrôle des maladies a plaidé pour que les leçons tirées de cette crise Ebola soient intégrées dans la nouvelle architecture de santé publique africaine en cours de construction.