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Santé — Société

Ebola en RDC : l'OMS et le CDC Afrique lancent un plan d'urgence de 518 millions de dollars pour endiguer la maladie Bundibugyo

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L'Organisation mondiale de la santé (OMS) et le Centre africain de contrôle et de prévention des maladies (CDC Afrique) ont annoncé le lancement conjoint d'un plan d'urgence de 518 millions de dollars pour faire face à l'épidémie de maladie à virus Ebola de type Bundibugyo qui sévit en République démocratique du Congo (RDC). Ce plan, opérationnel de juin à novembre 2026, vise à contenir la propagation du virus, renforcer les capacités de surveillance épidémiologique et protéger les pays limitrophes à risque. L'OMS avait déclaré cette épidémie « urgence de santé publique de portée internationale » le 16 mai 2026.

Un bilan épidémiologique préoccupant

Selon les données de l'Institut national de santé publique (INSP) congolais et de l'OMS, 808 cas ont été confirmés depuis le début de l'épidémie, avec 192 décès enregistrés, soit un taux de létalité de 24 %. Le nombre de cas confirmés continue d'augmenter d'une semaine à l'autre, indiquant une transmission active dans la communauté. Le directeur général de l'OMS a souligné lors d'un point presse le 3 juin que les principaux défis restent l'identification rapide des cas, leur isolement et le suivi exhaustif des contacts. Médecins Sans Frontières (MSF) a évoqué de « dangereuses lacunes » dans la réponse sanitaire sur le terrain, notamment dans les zones éloignées des grandes villes.

Les Emirats arabes unis rejoignent l'effort international

Sur le plan des soutiens extérieurs, les Émirats arabes unis ont annoncé un renforcement de leur appui à l'OMS pour la réponse Ebola en Afrique, en termes de matériel médical, de financement et de logistique. D'autres partenaires bilatéraux — Union européenne, États-Unis, Japon — ont été sollicités pour combler le déficit de financement du plan d'urgence, dont environ 40 % restait à mobiliser à la date de lancement. Le risque de propagation à l'Ouganda, au Rwanda et aux deux Congos voisins est considéré comme « modéré à élevé » par les experts de la santé publique, ce qui justifie l'extension du plan aux pays limitrophes et la mise en alerte des postes frontaliers dans toute la région.

⚠️ Article rédigé par la rédaction de Le Sahel TV · Sources : OMS, La Presse (Québec), Le Devoir, AIP Agence Ivoirienne de Presse, France 24