Le Hadj 2026 a officiellement pris fin pour la délégation camerounaise avec l’atterrissage, le 17 juin, du dernier vol rapatriant les pèlerins depuis Djeddah vers l’aéroport international de Garoua, chef-lieu de la région du Nord. Des milliers de fidèles en provenance du Septentrion — régions du Nord, de l’Adamaoua et de l’Extrême-Nord — ont ainsi retrouvé leurs familles après plusieurs semaines passées en Terre sainte à accomplir les rites annuels du pèlerinage.
Un rapatriement organisé via Garoua, hub du Septentrion
L’aéroport de Garoua a, une fois de plus, joué son rôle stratégique de porte d’entrée pour les régions septentrionales du Cameroun. Plusieurs vols affrétés ont été opérés tout au long de la première quinzaine de juin pour ramener progressivement les pèlerins de Djeddah. Le Comité national d’organisation du Hadj (CNOH) avait déployé ses agents à l’aéroport pour encadrer l’accueil des pèlerins et faciliter les formalités administratives de retour. Des proches et autorités locales étaient également présents pour accueillir les « Hadjis », terme honorifique donné à ceux qui ont effectué le pèlerinage.
Un Hadj 2026 marqué par une forte participation camerounaise
Le quota attribué au Cameroun pour le Hadj 2026 s’élevait à plusieurs milliers de places, confirmées par les autorités islamiques nationales. La délégation comprenait des pèlerins issus de toutes les régions du pays, avec une représentation particulièrement significative du Grand Nord, où la pratique islamique est majoritaire. Cette année, le pèlerinage s’est déroulé sous des conditions climatiques éprouvantes à La Mecque, avec des températures dépassant 45°C lors des journées du Waqouf sur le mont Arafat. Les autorités sanitaires camerounaises avaient renforcé la sensibilisation préalable pour prévenir les coups de chaleur.
Un moment de communion nationale et de renforcement de la foi
Au-delà de la dimension religieuse, le Hadj constitue chaque année un moment fort de cohésion communautaire dans les régions du Septentrion. Le retour des pèlerins est généralement célébré par leurs familles et communautés avec des cérémonies de bienvenue et de prières d’actions de grâces. Les Hadjis sont traditionnellement invités à partager leur expérience spirituelle et à transmettre les enseignements recueillis à La Mecque. Pour les autorités locales, le bon déroulement de ce rapatriement constitue un indicateur positif du fonctionnement des infrastructures aéroportuaires de Garoua et de la coordination entre les services d’État.