LE SAHEL TVL'info africaine 24h/24
← Retour à l’accueil
Afrique centrale — Politique

RDC : la coalition C64 mobilise contre la révision constitutionnelle

RDC opposition coalition C64 révision constitutionnelle Tshisekedi 2026

En République démocratique du Congo, les tensions politiques ont atteint un niveau critique avec l’appel lancé par la coalition d’opposition C64 à une journée « ville morte » le 3 juin 2026 pour protester contre le projet de révision constitutionnelle porté par la majorité présidentielle. Ce projet provoquerait des changements fondamentaux dans l’architecture institutionnelle du pays, notamment en matière de durée et de nombre de mandats présidentiels.

Le projet de révision constitutionnelle en question

Le texte proposé par la majorité de l’Union sacrée prévoit de modifier plusieurs articles clés de la Constitution de 2006, adoptée après une longue transition politique. L’opposition accuse le président Félix Tshisekedi de chercher à modifier les équilibres institutionnels à son avantage, notamment en assouplissant les conditions de la limitation des mandats. Les leaders de la C64 ont qualifié ce projet de « coup d’État constitutionnel » et ont appelé la population à résister pacifiquement à ce changement.

La journée « ville morte » du 3 juin : bilan mitigé

La mobilisation du 3 juin 2026 a été inégale selon les régions. À Kinshasa, certains quartiers ont observé une relative paralysie des activités commerciales tandis que d’autres secteurs de la capitale fonctionnaient normalement. Le Katanga, berceau de nombreux opposants historiques, a répondu plus massivement à l’appel. Les autorités ont déployé des forces de sécurité pour éviter tout débordement, et des incidents isolés ont été signalés dans les faubourgs de la capitale. Le gouvernement a rejeté l’initiative comme « anticonstitutionnelle ».

Un climat politique tendu sur fond de crise multiforme

Cette épreuve de force politique se déroule dans un contexte déjà éprouvé : la RDC fait face en juin 2026 à une nouvelle épidémie d’Ebola qui fragilise le système de santé, tandis que la situation sécuritaire à l’Est du pays reste préoccupante malg ré les processus de médiation. La concomitance de ces crises amplifie la pression sociale et creuse les fractures politiques. La communauté internationale, jusqu’ici discrète sur le projet de révision, observe avec attention l’évolution d’un pays stratégique pour la stabilité de l’Afrique centrale.

⚠️ Article rédigé par la rédaction de Le Sahel TV · Sources : AllAfrica, Africa24 TV, correspondants Kinshasa