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AES — Diplomatie

AES : le sommet des ministres des Affaires étrangères se prépare à Bamako

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Les représentants diplomatiques des trois pays membres de l’Alliance des États du Sahel (AES) — Mali, Burkina Faso et Niger — se sont réunis à Bamako les 17 et 18 juin 2026 pour préparer le prochain sommet des ministres des Affaires étrangères. Sous la présidence tournante du Burkina Faso, represénté par l’ambassadeur Dié Milogo, les travaux ont porté sur l’harmonisation des positions des trois pays face aux défis régionaux et internationaux.

Un agenda diplomatique dense pour l’AES en 2026

L’année 2026 s’est imposée comme une période charnière pour la Confédération des États du Sahel, officiellement formée après le retrait effectif de la CEDEAO en janvier 2025. Les travaux de Bamako visaient à aligner les positions des trois membres sur plusieurs dossiers clés : la sécurité collective, les échanges commerciaux intrarégionaux, la politique énergétique commune et les relations avec les partenaires extérieurs, notamment la Russie, la Chine et la Turquie. Le dossier des relations avec les organisations internationales, y compris l’Union africaine, figure également en bonne place de l’agenda.

La diplomatie commune, pilier de la confédération naissante

La construction d’une diplomatie unifiée reste l’un des défis majeurs de l’AES. Chaque pays conserve ses propres priorités — le Mali entretient des contentieux avec l’Algérie, le Burkina Faso gère ses relations tendues avec la Côte d’Ivoire, et le Niger cherche à normaliser ses rapports avec le Bénin, dont la frontière est rouverte progressivement. Malgré ces divergences, les trois juntes partagent une même volonté de s’affranchir de la tutelle française et de diversifier leurs partenariats stratégiques. La réunion de Bamako a permis d’élaborer des positions communes sur ces sujets sensibles.

Vers un marché unique sahélien en gestation

En marge des questions diplomatiques, les délégués ont évoqué les avancées du projet de marché unique sahélien, dont les contours ont été esquissés lors de la réunion des ministres du Commerce tenue à Ouagadougou en juin. L’intégration économique entre Mali, Burkina Faso et Niger souffre encore de nombreux obstacles, notamment l’insuffisance des infrastructures de transport, la persistance des barrières non tarifaires et l’insécurité sur les axes commerciaux. La confédération entend accélérer ces chantiers d’ici la fin de l’année, avec le soutien affiché de partenaires comme la Russie et la Chine.

⚠️ Article rédigé par la rédaction de Le Sahel TV · Sources : Maliactu.net, Timbuktu Institute, NetAfrique.net