La DRC Mining Week a ouvert ses portes à Lubumbashi, dans la province du Haut-Katanga, avec pour thème central la transformation structurelle du secteur minier congolais. Cet événement annuel, qui réunit des investisseurs, des décideurs et des acteurs du secteur de l’ensemble de l’Afrique et du monde, s’inscrit en 2026 dans un contexte de forte demande mondiale en minéraux stratégiques, notamment le cobalt et le cuivre dont la RDC est l’un des premiers producteurs mondiaux.
De l’extraction brute à la transformation industrielle
Le ministère des Mines de la RDC a présenté lors de la conférence inaugurale un plan ambitieux visant à faire passer la part des minéraux transformés localement de 12 % à 35 % d’ici 2030. Pour y parvenir, le gouvernement mise sur des incitations fiscales en faveur des raffineries locales, l’obligation de transformation partielle sur place pour les principaux extraits (lithium, cobalt, coltan), et des partenariats technologiques avec des industriels asiatiques et européens. La ville de Lubumbashi, historiquement liée à l’industrie minière, est appelée à devenir le hub de transformation du pays, avec plusieurs nouvelles usines annoncées en 2026.
La transition énergétique, moteur de la demande en minéraux
L’accélération mondiale de la transition énergétique — batteries électriques, panneaux solaires, éoliennes — a créé une hausse de la demande pour les minéraux critiques que la RDC possède en abondance. En 2026, le cobalt congolais représente environ 70 % de la production mondiale, et le cuivre du Katanga alimente les réseaux électriques de plusieurs continents. Cette position de force est un atout considérable pour négocier des partenariats plus équitables avec les acheteurs internationaux. La DRC Mining Week 2026 a ainsi accueilli des délégations d’Allemagne, de Chine, de Corée du Sud et des États-Unis, toutes en quête de sécurisation de leurs approvisionnements.
Défis environnementaux et sociaux à relever
Derrière les promesses économiques, des défis considérables subsistent. Les ONG présentes à Lubumbashi ont alerté sur les conditions de travail dans les mines artisanales, où le travail des enfants reste un problème documenté, malgré les efforts de certification. La pollution des sols et des nappes phreatiques dans la céture minière du Katanga constitue également un enjeu sanitaire et écologique majeur. Plusieurs entreprises présentes à la conférence ont présenté des programmes de conformité environnementale et sociale, même si l’application reste inégale sur le terrain. La réussite de la transformation du secteur minier congolais passera inévitablement par une meilleure gouvernance et une redistribution plus équitable des revenus.