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Septentrion — Développement

Grand Nord : 250 nouveaux forages d’eau potable pour les villages ruraux du Septentrion en 2026

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Un programme ambitieux d’adduction d’eau potable dans les zones rurales du Septentrion camerounais est en cours d’exécution en 2026. Financé conjointement par le gouvernement camerounais, l’Agence de Développement de l’Agriculture (ADA) et plusieurs partenaires techniques et financiers internationaux, il prévoit la construction ou la réhabilitation de 250 forages équipés de pompes à motricité humaine (PMH) dans les régions de l’Adamaoua, du Nord et de l’Extrême-Nord. L’objectif est de réduire les maladies d’origine hydrique, encore responsables de milliers de décès évitables chaque année dans ces régions.

Un accès à l’eau potable encore insuffisant dans les campagnes du Grand Nord

Malgré des investissements répétés depuis les années 1990, le taux d’accès à l’eau potable en milieu rural dans l’Extrême-Nord ne dépasse pas 45 %, selon les données du ministère de l’Eau et de l’Énergie (Minee). Dans de nombreux villages, les femmes et les filles parcourent plusieurs kilomètres à pied pour puiser de l’eau dans des puits ouverts ou des cours d’eau dont la qualité est fortement compromise pendant la saison des pluies. Cette situation contribue directement aux taux élevés de diarrhée, de cholera et de typhoïde, et maintient les femmes et les enfants dans un cycle d’infériorisation économique liée au temps consacré à la corvée d’eau.

Des forages solaires pour une durée de vie accrue

L’innovation clé du programme 2026 réside dans le recours systématique à des pompes solaires là où les conditions géologiques et économiques le permettent. Ces équipements, d’un coût initial plus élevé, présentent l’avantage d’une maintenance réduite et d’une durabilité supérieure dans des zones où l’approvisionnement en pièces détachées reste difficile. Des comités de gestion communautaires de l’eau (CGCE) sont formés sur chaque site, avec une attention particulière à la représentation paritaire des femmes dans les instances de décision. Les premières infrastructures livrées en mai 2026 dans l’arrondissement de Moulvoudaye ont suscité une adhésion immédiate des populations bénéficiaires.

Des effets attendus sur la santé publique et la fréquentation scolaire

Au-delà de la réduction directe des maladies hydriques, les études d’impact menées dans des programmes similaires en Afrique subsaharienne montrent un effet positif significatif sur la fréquentation scolaire des filles, libérées de la corvée d’eau matin et soir. La productivité agricole est également concernée, les forages servant parfois de source d’irrigation complémentaire pour les jardins maraîchers de saison sèche. Le programme prévoit un suivi-évaluation rigoureux sur 36 mois après la livraison de chaque ouvrage, avec des indicateurs de performance mesurés à la fois sur les aspects techniques, sanitaires et de gouvernance communautaire. Les premières livraisons devraient s’échelonner d’ici la fin de l’année 2026.

⚠️ Article rédigé par la rédaction de Le Sahel TV · Sources : Minee Cameroun, UNICEF WASH, correspondants régionaux Grand Nord