La phase de groupes de la Coupe du monde 2026 entre dans une phase décisive ce 21 juin, avec une série de matchs aux enjeux multiples. Pour les neuf sélections africaines engagées dans ce mondial historique co-organisé par les États-Unis, le Canada et le Mexique — le plus grand de tous les temps avec 48 équipes —, chaque journée de groupe est capitale. Les premières journées ont confirmé la montée en puissance du football africain tout en révélant des fragilités persistantes face aux grandes nations établies.
Les Lions de l’Atlas en position de force, l’Afrique de l’Ouest sous pression
Le Maroc, révélation de la Coupe du monde 2022 où il avait atteint les demi-finales, figure parmi les sélections africaines les plus attendues de ce Mondial 2026. Les Lions de l’Atlas ont abordé leur groupe avec une sérénité qui réflète la confiance accumulée depuis plusieurs années de construction collective sous la direction de leur sélectionneur. Le Sénégal, champion d’Afrique en titre, et le Nigeria, fort de sa génération talentueuse, cherchent également à confirmer leurs ambitions. Ces deux équipes ont connu des débuts contrastés dans leurs groupes respectifs, et la deuxième journée a créé une situation de suspense où tout reste à jouer jusqu’à la dernière journée de poules.
Le Cameroun et la RDC, deux Africains de la prémiere fois
Ce Mondial 2026 est marqué par la présence de sélections qui vivent une expérience inédite à ce stade de la compétition. La République Démocratique du Congo et quelques autres nations africaines affrontent pour la première fois des géants du football mondial dans un contexte où le format élargi à 48 équipes leur a ouvert les portes. Le Cameroun, pour sa part, porte les espoirs d’un Septentrion passionné de football, même si les Lions Indomptables sont engagés dans un groupe exigeant. Les matchs se jouent dans des stades américains à pleine capacité, avec une diaspora africaine particulièrement nombreuse aux États-Unis qui cré une ambiance electric exceptionnelle pour les sélections du continent.
L’impact de la Copa América 2024 et le choc culturel du football africain en Amérique
Ce Mondial américo-canadien-mexicain présente des caractéristiques inédites pour les équipes africaines. La chaleur intense de certaines villes américaines en juin, les longs voyages entre stades situés dans des métropoles éloignées (Miami, Los Angeles, Houston, New York, Seattle), et la nécessité de gérer le décalage horaire avec leurs bases d’entraînement représentent des défis logistiques supplémentaires. Les fédérations les mieux préparées tireront un avantage stratégique de ces contraintes logistiques, qui affectent également les équipes européennes et sud-américaines. Pour des millions de supporters africains scotchés à leurs écrans malgré les décalages horaires, chaque but marqué par une sélection du continent est une source de fierté continentale.