La zone CEMAC fait face à une dette publique en forte progression. Pour soutenir un système bancaire sollicité de toutes parts, la Banque des États de l'Afrique centrale (BEAC) a injecté quelque 500 milliards de FCFA de liquidités, alors que les États multiplient les appels au marché régional.
Une dette qui se creuse
L'encours des titres publics émis par les États sur le marché sous-régional dépasse désormais 9 400 milliards de FCFA, soit un triplement par rapport au début de la décennie. Plusieurs pays accumulent par ailleurs des arriérés, fragilisant l'exécutif communautaire. Cette envolée de l'endettement traduit des besoins de financement croissants, dans un contexte de recettes pétrolières volatiles et de marges budgétaires réduites.
La BEAC en première ligne
Pour éviter un assèchement du crédit, la banque centrale a procédé à une opération principale d'injection de liquidités d'environ 500 milliards de FCFA sur le marché monétaire. L'objectif est de fournir aux banques commerciales les ressources nécessaires pour continuer à financer l'économie et à absorber les émissions de titres publics. La BEAC entend ainsi préserver la stabilité du système financier tout en surveillant l'inflation.
Un équilibre délicat
La CEMAC vise une croissance d'environ 3,4 % en 2026, portée par le secteur non pétrolier, l'agriculture et les travaux publics. Mais la soutenabilité de la dette devient un enjeu central. Entre soutien à l'activité, discipline budgétaire et stabilité monétaire, les autorités régionales doivent trouver un équilibre délicat, sous le regard attentif des bailleurs et des investisseurs.