Les États-Unis relancent le dialogue avec les trois pays de l'Alliance des États du Sahel (AES) — le Mali, le Burkina Faso et le Niger. Au cœur des discussions : la relance d'une coopération sécuritaire, dans un espace sahélien en pleine recomposition diplomatique.
Un dialogue rouvert avec le Sahel central
Après une période de fortes turbulences, marquée par le départ de partenaires occidentaux et le retrait des trois États de la CEDEAO, Washington cherche à renouer le contact avec les capitales de l'AES. La coopération sécuritaire — lutte contre les groupes armés, partage de renseignement et formation — figure au premier rang des sujets abordés.
La souveraineté, ligne directrice de l'AES
Depuis leur rapprochement, le Mali, le Burkina Faso et le Niger défendent un agenda de souveraineté et entendent diversifier leurs partenariats. Tout dialogue avec une grande puissance est désormais envisagé à l'aune de ce principe, les trois États refusant les formes de coopération jugées contraires à leurs intérêts ou à leur autonomie de décision.
Des équilibres régionaux mouvants
La réouverture de ce dialogue illustre la compétition d'influence qui se joue dans le Sahel, où plusieurs acteurs internationaux ajustent leur approche. Pour les pays de l'AES, l'enjeu est d'obtenir des appuis concrets face à une menace sécuritaire persistante, sans renoncer à la ligne d'indépendance qui structure désormais leur diplomatie.