En Afrique, les systèmes de vaccination de routine enregistrent des progrès notables contre le paludisme et le cancer du col de l'utérus. Mais ces avancées restent fragiles, menacées par la baisse annoncée des financements internationaux.
Des gains tangibles contre le paludisme
Le déploiement des vaccins antipaludiques se généralise sur le continent : une vingtaine de pays africains les ont intégrés à leurs programmes de vaccination infantile. Les résultats sont mesurables : le Cameroun a enregistré une baisse d'environ 17 % des cas confirmés en laboratoire entre 2024 et 2025, et le Burkina Faso une chute de près d'un tiers du nombre de cas.
Des menaces qui persistent
Ces progrès ne doivent pas masquer des signaux d'alerte. Dans certains pays, les cas repartent fortement à la hausse sur les premiers mois de 2026, et les spécialistes s'inquiètent de l'apparition de résistances aux traitements. La vigilance reste de mise pour ne pas perdre les acquis de plusieurs années de campagnes de prévention.
Le défi du financement
La principale menace tient au recul des financements. Selon les acteurs de la santé mondiale, les contraintes budgétaires pourraient contraindre les pays à des choix difficiles et se traduire par des centaines de milliers de vies sauvées en moins d'ici la fin de la décennie. Préserver les systèmes de vaccination de routine apparaît comme un enjeu majeur de santé publique.