L'Alliance des États du Sahel poursuit le renforcement de son outil militaire commun. La force unifiée, lancée fin 2025, doit voir ses effectifs portés de 6 000 à 15 000 hommes pour faire face à la menace armée persistante.
Une montée en puissance décidée
Composée à l'origine de 6 000 soldats du Mali, du Niger et du Burkina Faso, la force unifiée de l'AES doit voir ses effectifs presque triplés, selon les décisions prises au printemps 2026. Basée à Niamey, cette force a vocation à mutualiser les capacités militaires des trois pays et à améliorer la coordination des opérations transfrontalières.
Le Liptako-Gourma au cœur des opérations
La zone dite des trois frontières, le Liptako-Gourma, reste l'épicentre de l'activité des groupes armés. Les armées de l'AES y ont mené des opérations conjointes, mais plusieurs attaques contre des positions militaires ont été signalées ces dernières semaines, illustrant l'ampleur du défi sécuritaire dans la région.
Un test pour la coopération sahélienne
La nouvelle force est présentée par les autorités de la Confédération comme la traduction concrète de leur souveraineté retrouvée en matière de défense. Son efficacité sur le terrain, dans un contexte de retrait des partenaires traditionnels, constituera un test majeur pour la crédibilité du projet politique et militaire commun aux trois États.