La Banque africaine de développement a livré ses dernières projections pour le continent. L'inflation devrait s'établir en moyenne à 10,4 % en 2026, en net recul par rapport à l'année précédente, mais avec de fortes disparités entre les pays.
Un reflux de l'inflation
Selon les projections présentées lors des Assemblées annuelles du Groupe de la BAD, tenues fin mai à Brazzaville, l'inflation moyenne en Afrique devrait revenir à 10,4 % en 2026, contre 13,7 % en 2025, avant de poursuivre sa baisse vers 8,9 % en 2027. Dans près des deux tiers des économies du continent, la hausse des prix devrait se stabiliser sous la barre des 5 %.
De fortes disparités
Derrière la moyenne continentale se cachent des situations très contrastées. Des pays comme le Niger ou le Bénin affichent des taux d'inflation parmi les plus faibles, autour de 1 à 2 %, tandis que d'autres restent confrontés à une vie chère persistante. La zone franc, arrimée à l'euro, bénéficie d'une relative stabilité monétaire qui contribue à contenir la hausse des prix.
Un optimisme sous contraintes
La BAD reconnaît que l'optimisme affiché en début d'année se heurte aux turbulences géopolitiques et à la volatilité des cours des matières premières. Pour les économies africaines, le défi reste de transformer la décélération de l'inflation en pouvoir d'achat retrouvé pour les ménages, tout en préservant la soutenabilité de la dette publique.