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AES — Diplomatie

AES-CEDEAO : les experts à Ouagadougou pour un document-cadre de négociation

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Des experts du Mali, du Niger et du Burkina Faso se sont réunis à Ouagadougou le 23 juin 2026 pour élaborer un document-cadre stratégique commun de négociations avec la Communauté économique des États de l'Afrique de l'Ouest (CEDEAO). Cette réunion marque une étape clé dans la structuration du front diplomatique de la Confédération des États du Sahel.

Un front uni avant les négociations officielles

L'objectif de l'atelier de Ouagadougou est clair : permettre aux trois pays de l'AES de parler d'une seule voix face à la CEDEAO lors des prochaines consultations officielles. Les participants ont été chargés d'identifier les principaux domaines de négociation, d'évaluer l'impact des protocoles communautaires existants sur la souveraineté et les populations, et de produire un document synthétique qui servira de guide. La réunion constitue le prolongement direct des premières consultations engagées à Bamako le 22 mai 2025 entre les ministres des Affaires étrangères de la Confédération AES et le président de la Commission de la CEDEAO.

Trois axes prioritaires à l'agenda

Selon les informations disponibles, les domaines identifiés comme prioritaires dans les discussions couvrent les questions administratives et institutionnelles liées à la sortie de la CEDEAO, les protocoles d'intégration régionale en matière de libre circulation des personnes et des biens, ainsi que les programmes de développement partagés financés par les institutions communes. La Confédération entend préserver les acquis économiques tout en réaffirmant son indépendance politique vis-à-vis de l'organisation sous-régionale.

Un dialogue sous tension mais nécessaire

La relation entre l'AES et la CEDEAO reste complexe. Les trois pays du Sahel ont officiellement quitté l'organisation régionale en 2024, invoquant des ingérences dans leurs affaires intérieures et une réponse insuffisante à la menace terroriste. Malgré ces frictions, les deux parties semblent désormais pragmatiques. Le format retenu est bilatéral — Confédération AES contre CEDEAO — ce qui renforce la posture d'égal à égal revendiquée par Bamako, Niamey et Ouagadougou dans ce dialogue inédit.

⚠️ Article rédigé par la rédaction de Le Sahel TV · Sources : Wakat Séra, allAfrica, Africa Presse