Les forces de défense et de sécurité camerounaises ont intensifié leurs opérations dans le département du Mayo-Tsanaga et les arrondissements frontaliers de Kolofata et Mayo-Moskota, en réponse à une recrudescence des incidents attribués à des groupes armés non étatiques actifs dans le bassin du lac Tchad.
Une présence armée renforcée aux frontières
Selon des sources sécuritaires locales, des dispositifs mobiles supplémentaires ont été déployés le long de l'axe Kolofata-Mora pour sécuriser les villages et les axes de communication. Ces renforts interviennent après plusieurs incidents signalés au cours du premier semestre 2026, qui ont contraint des populations rurales à se déplacer vers des centres urbains plus protégés. Les autorités administratives de l'Extrême-Nord assurent que la situation reste sous contrôle.
Une menace qui perturbe l'accès aux services de base
Au-delà des pertes humaines, la persistance de l'insécurité dans cette zone fragilise l'accès aux services essentiels. Des centres de santé ont limité leur activité dans certains villages, des enseignants ont temporairement évacué leurs postes et des axes agricoles vitaux restent difficiles à emprunter. Les organisations humanitaires présentes dans la région plaident pour un renforcement de l'aide aux populations déplacées.
La Force multinationale mixte en appui
Dans ce contexte, la Force multinationale mixte (FMM) regroupant le Cameroun, le Niger, le Nigeria et le Tchad maintient des patrouilles conjointes dans les zones de porosité frontalière. Cette coopération régionale est considérée comme un pilier indispensable à la stabilisation durable du bassin du lac Tchad, un écosystème en tension depuis plus d'une décennie.