L’épidémie de maladie à virus Ebola due à l’espèce Bundibugyo, déclarée urgence de santé publique de portée internationale par l’OMS le 17 mai 2026, continue de s’étendre en République démocratique du Congo (RDC) et en Ouganda. Au 16 juin 2026, le bilan faisait état de 827 cas confirmés et 194 décès dans les deux pays, avec presque chaque jour des cas identifiés dans de nouvelles zones de santé en Ituri.
Un virus sans vaccin ni traitement spécifique approuvé
La souche Bundibugyo est l’une des espèces les moins connues du virus Ebola. Contrairement aux épidémies précédentes liées au virus Zaïre, pour lequel des vaccins efficaces existent (rVSV-ZEBOV et Ad26.ZEBOV/MVA-BN-Filo), il n’existe à ce jour aucun vaccin ni traitement spécifiquement approuvé contre Bundibugyo. L’Institut Pasteur de Paris et plusieurs partenaires internationaux travaillent en urgence sur des candidats vaccins à usage compassionnel, mais leur disponibilité à grande échelle reste incertaine pour les prochains mois.
L’insécurité complique la riposte
En Ituri, province à l’épicentre de l’épidémie côté congolais, les équipes de riposte font face à une double menace : la propagation du virus et les activités des groupes armés des CODECO et ADF qui perturbent les opérations de traçage des contacts et de sépultures sécurisées. Plusieurs pays ont fermé leurs frontières avec la RDC, une mesure jugée contre-productive par l’OMS. Le Dr Tedros Adhanom Ghébréyesus a appelé à un financement d’urgence de 150 millions de dollars pour soutenir la riposte.