Pour la première fois de l’histoire, dix nations africaines disputent une Coupe du Monde. À l’approche des dernières journées de phase de groupes, le bilan est contrasté : certaines sélections du continent sont en bonne position pour les huitièmes de finale, d’autres jouent leur survie. Tour d’horizon de l’Afrique à ce CM2026 organisé aux États-Unis, au Canada et au Mexique.
Le Maroc et l’Égypte, les meilleures cartes africaines
Les Lions de l’Atlas marocains ont confirmé leur statut de grande puissance continentale en réalisant un début de compétition solide. Un nul face au Brésil et une victoire convaincante contre l’Écosse leur donnent quatre points, synonyme de qualification quasi certaine pour les huitièmes de finale. L’Égypte, portée par un Mohamed Salah toujours souverain à 34 ans, est également en bonne position pour poursuivre l’aventure. Les Pharaons visent les quarts de finale, un objectif accessible au vu du niveau de leur groupe. Le Ghana de Jordan Ayew, porté par sa jeunesse, se bat lui aussi pour une qualification historique.
Le Sénégal et la Tunisie au bord du précipice
La situation est bien plus sombre pour le Sénégal et la Tunisie. Les Lions de la Teranga, tombs dans le même groupe que la France et la Norvège, ont encaissé deux défaites consécutives. Avec zéro point et une différence de buts de −3, la qualification ne passera que par une victoire large face à l’Irak lors de la dernière journée — et des résultats favorables dans les autres matchs. La Tunisie, de son côté, a subi des défaites lourdes face à la Suède (1-5) et au Japon (0-4), la qualifiant d’ores et déjà presque hors course. Un réajustement tactique majeur s’impose pour les Éditoriaux africains qui misaient sur ces deux équipes.
Dix nations africaines : une avancée historique qui interroge
L’expansion de la Coupe du Monde à 48 équipes a permis à l’Afrique de décrocher 10 places, contre 5 auparavant. Mais la performance globale du continent en phase de groupes soulève des interrogations sur la qualité réelle de l’ensemble du contingent africain. Si le Maroc et l’Égypte prouvent que l’Afrique peut rivaliser avec les meilleures nations mondiales, d’autres sélections illustrent un écart de niveau persistant. Des voix s’élèvent pour plaider pour de meilleurs investissements dans les infrastructures et la formation, notamment des céntres techniques fédéraux et des ligues professionnelles plus compétitives.