Face à la persistance des attaques de groupes armés dans le Septentrion, le ministre camerounais de la Défense a annoncé une opération de remobilisation des troupes dans les trois régions du nord du pays. Cette mesure répond à une recrudescence des incidents sécuritaires dans les départements frontaliers, notamment le Mayo-Sava, le Mayo-Tsanaga et le Logone-et-Chari.
Une réponse militaire renforcée
Le Mindef a insisté sur la nécessité de consolider les dispositifs de sécurité en place, en mobilisant des unités supplémentaires du Bataillon d’Intervention Rapide (BIR) et de l’Armée de terre. Des patrouilles mixtes, associéant militaires et forces de gendarmerie, ont été intensifiées sur les axes sensibles reliant le Cameroun au Nigéria et au Tchad. Le recours aux technologies de surveillance a également été évoqué comme levier complémentaire.
Un contexte de menaces persistantes
Malgré un recul global de l’intensité des attaques de Boko Haram dans la région, des éléments armés continuent d’opérer à la frontière. Les enlèvements contre rançon, les incursions nocturnes dans des villages et les attaques contre les forces de sécurité restent des préoccupations majeures. L’émergence de groupes criminels utilisant la bannière djihadiste pour masquer des activités de banditisme complique l’analyse sécuritaire et les réponses opérationnelles.
Vers une stratégie globale de stabilisation
Au-delà du volet militaire, des voix s’élèvent pour rappeler que la stabilisation durable du Septentrion implique des investissements en développement économique, en éducation et en services sociaux. Les comités de vigilance communautaires, en première ligne depuis des années, demandent un soutien institutionnel accru. Le gouvernement a réitéré sa volonté d’associer les populations locales à la sécurité de leur territoire.