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Économie — Finance

Cameroun : remboursement intégral de 78,6 milliards FCFA à la BVMAC — un signal de crédibilité

Finance africaine — Bourse des valeurs mobilières de l'Afrique centrale

Le Cameroun a finalisé le 23 juin 2026 le remboursement intégral d'un emprunt obligataire de 78,6 milliards de FCFA contracté en 2023 sur la Bourse des valeurs mobilières de l'Afrique centrale (BVMAC). Selon les informations publiées par la plateforme Investir au Cameroun, l'État camerounais a versé 4,5 milliards de FCFA d'intérêts, et l'emprunt a été officiellement radié de la cote de la bourse à compter du 23 juin. Ce geste intervient dans un contexte de consolidation budgétaire po et de négociation avec le Fonds monétaire international.

La BVMAC comme levier de financement régional

La Bourse des valeurs mobilières de l'Afrique centrale, dont le siège est à Douala, constitue un marché financier régional commun aux six pays de la CEMAC (Cameroun, Congo, Gabon, Tchad, RCA, Guinée équatoriale). Le recours du Cameroun à la BVMAC pour lever des fonds en monnaie régionale s'inscrit dans une stratégie de diversification des sources de financement, alternative aux émissions d'eurobonds soumises aux fluctuations du marché international.

Un signal positif pour la crédibilité du Cameroun

Le remboursement anticipé est interprété par les analystes comme un signal positif adressé aux investisseurs régionaux. Dans un contexte où plusieurs pays de la zone CEMAC ont accumulé des arrérés sur leurs engagements financiers, la ponctualité du Cameroun renforce la confiance dans sa capacité à honorer ses échéances. Le taux de couverture du budget national par les recettes fiscales intérieures atteint aujourd’hui 82 %, selon les données préliminaires de la Direction générale du Trésor.

Des défis persistants malgré les progrès

Malgré ce signal encourageant, le Cameroun reste confronté à une dette publique totale qui dépasse 45 % du PIB et à des besoins d'investissement considérables dans les infrastructures énergétiques et routières. Le gouvernement a annoncé un programme d’ajustement budgétaire qui prévoit une réduction des dépenses courantes et un renforcement des recettes fiscales non pétrolières, conformément aux recommandations du FMI dans le cadre de l'accord de facilité élargie de crédit en vigueur jusqu'en 2027.

⚠️ Article rédigé par la rédaction de Le Sahel TV