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Cameroun — Politique

Cameroun : neuf mois sans gouvernement, la succession au cœur de toutes les tensions

Palais présidentiel — symbole du pouvoir exécutif en Afrique centrale

Depuis octobre 2025, le Cameroun fonctionne sans gouvernement officiellement nommé. Cette situation inédite dans l’histoire récente du pays alimente les spéculations sur une probable refonte de l’architecture institutionnelle, tandis que la question de la succession au pouvoir s’impose comme le sujet central de la vie politique nationale.

Une vacance institutionnelle qui interroge

Huit mois après la fin du dernier gouvernement, les affaires courantes sont gérées par des ministres en exercice. Des analystes politiques consultés par la presse camerounaise estiment que cette période de transition silencieuse traduit une volonté de recomposition profonde des équilibres au sommet de l’État. Le Parlement, réuni en session ordinaire depuis le 9 juin 2026, a ouvert ses travaux d’orientation budgétaire dans ce contexte de vide gouvernemental, suscitant des interrogations sur la chaîne de responsabilité politique.

La rivalité Franck Biya / Chantal Biya au grand jour

Les observateurs notent l’émergence d’une rivalité ouverte autour de la question successorale entre Franck Biya, fils du Président Paul Biya, et Chantal Biya, la première dame. Les deux figures polarisent des réseaux d’influence distincts au sein du Rassemblement démocratique du peuple camerounais (RDPC), du milieu des affaires et des forces de sécurité. Cette compétition informelle, longtemps tûe, se manifeste désormais dans les positionnements des élites régionales et des grands commis de l’État.

L’opposition tente de s’organiser

Du côté de l’opposition, le Mouvement pour la renaissance du Cameroun (MRC) a tenu une conférence de presse à son siège d’Odza à Yaoundé pour débattre de la situation politique et de son leadership. Si le parti de Maurice Kamto reste l’une des formations les plus structurées du pays, l’espace d’expression politique demeure étroit. La disparition du cinéaste Émile Bassek ba Kobhio, porté en terre le 27 juin 2026, a par ailleurs rappelé à Yaoundé que le temps s’accélère pour toute une génération qui a construit le Cameroun moderne.

⚠️ Article rédigé par la rédaction de Le Sahel TV