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Sahel — Sécurité

AES : face aux offensives djihadistes, la Confédération du Sahel intensifie ses opérations militaires conjointes

Forces militaires au Sahel — opérations conjointes de l'Alliance des États du Sahel

L’année 2026 s’impose comme un tournant sécuritaire décisif pour la Confédération des États du Sahel (ancienne AES), réunissant le Mali, le Burkina Faso et le Niger. Après les offensives menées par le Front de libération de l’Azawad (FLA) et le Groupe de soutien à l’islam et aux musulmans (JNIM) en avril 2026, les trois pays membres ont annoncé une intensification de leurs opérations militaires conjointes, s’appuyant notamment sur des frappes aériennes coordonnées.

L’offensive d’avril : un avertissement sévère

L’attaque menée le 25 avril 2026 contre des positions des Forces armées maliennes (FAMA) et de leurs alliés russes du groupe Wagner a mis en lumière les limites de la stratégie défensive. Le FLA et le JNIM ont démontré une capacité de coordination et une mobilité accrue dans les régions du nord et du centre-Mali. Bamako a déploré des pertes humaines significatives, sans en communiquer le bilan exact. En réponse, les états-majors des trois pays membres de la Confédération ont tenu une réunion d’urgence pour revoir leur dispositif sécuritaire.

Des opérations aériennes conjointes au cœur de la réponse

La principale nouveauté de la réponse de l’AES réside dans le déploiement d’opérations aériennes conjointes, une première à cette échelle pour les trois juntes alliées. Des drones de surveillance et des aéronefs de combat ont été mobilisés pour des frappes ciblées sur des positions presumées des groupes armés dans le Liptako-Gourma, zone à cheval sur les trois pays. Le soutien logistique russe reste un élément central de ce dispositif, même si des sources régionales évoquent des tensions croissantes entre les juntes et leurs partenaires de Moscou sur l’efficacité réelle de ce soutien.

Enjeux pour la souveraineté et l’avenir de la Confédération

Sur le plan politique, la Confédération du Sahel a réaffirmé ses priorités pour 2026 : sécurité, souveraineté et refondation de l’État. Des ressortissants maliens, nigériens et burkinabè en exil ont pour leur part créé l’Alliance des démocrates du Sahel (ADS) pour contester pacifiquement les juntes depuis l’étranger. Cette opposition diasporique, encore peu structurée, constitue un défi supplémentaire pour des régimes qui tirent leur légitimité principalement de leur posture anti-djihadiste et anti-française.

⚠️ Article rédigé par la rédaction de Le Sahel TV