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Économie

CEMAC : une croissance de 3,4 % attendue en 2026, le Tchad en locomotive régionale

Marché africain — économie et commerce en Afrique centrale CEMAC

La Communauté économique et monétaire de l’Afrique centrale (CEMAC) prévoit une croissance de 3,4 % pour l’ensemble de la zone en 2026, contre 2,7 % en 2025. Un rebond bienvenu, porté principalement par la dynamique des secteurs non pétroliers — agriculture, travaux publics et services — dans un contexte où la dépendance aux hydrocarbures reste un facteur de vulnérabilité structurelle.

Le Tchad en tête avec 5,2 % de croissance prévue

Selon les projections du Fonds monétaire international, c’est le Tchad qui devrait afficher la plus forte croissance de la sous-région en 2026, avec un taux attendu à 5,2 %. N’Djaména bénéficie de la montée en puissance de nouveaux projets pétroliers et d’une diversification progressive vers l’agriculture et les infrastructures. Le Cameroun, pour sa part, est attendu à 3,6 %, porté notamment par l’entrée en production complète du barrage de Nachtigal et les investissements du PIISAH dans les infrastructures régionales.

Des fondamentaux fragiles malgré les chiffres encourageants

Si les prévisions sont positives, les économistes de la BEAC et du FMI soulignent la fragilité des fondamentaux macroéconomiques de la zone. La dépendance aux recettes pétrolières, la faiblesse des réserves de change et l’insuffisance de la diversification économique demeurent des facteurs de risque majeurs. En cas de nouvelle chute des cours du brut, la zone CEMAC se retrouverait dans une position délicate, comme l’ont démontré les crises de 2014–2016 et de 2020.

La RCA en rebond, le Congo-B en consolidation

La République centrafricaine affiche pour sa part une prévision de croissance à 4,1 %, portée par l’agriculture d’exportation et les efforts d’infrastructures menés dans les régions de l’ouest. Le Congo-Brazzaville, qui a tenu son Conseil des ministres le 18 juin 2026, table sur 3,6 % grâce aux investissements dans de nouveaux champs pétroliers et gaziers. Ces résultats contrastent avec les tensions politiques et sociales persistantes dans plusieurs pays membres, qui freinent l’attractivité des investissements privés.

⚠️ Article rédigé par la rédaction de Le Sahel TV