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Cameroun — Septentrion

Extrême-Nord : nouvelle attaque de Boko Haram contre un poste BIR dans le Logone-et-Chari

Soldats du BIR camerounais en position de sécurité dans l'Extrême-Nord

Des combattants de Boko Haram ont lancé une attaque nocturne contre le poste du Bataillon d’Intervention Rapide (BIR) situé à Bargaram, dans le département du Logone-et-Chari. L’assaut, survenu aux premières heures de la nuit, a été repoussé par les forces camerounaises qui ont infligé de lourdes pertes aux assaillants, selon des sources sécuritaires locales.

Un assaut mené depuis le territoire nigérian

D’après les informations recueillies par la rédaction, les combattants auraient traversé la frontière depuis le Nigeria avant de cibler le camp militaire de Bargaram, dans le district d’Hile-Alifa. Cette zone, à la confluence des frontières camerounaise, nigériane et tchadienne, constitue depuis plusieurs années un axe d’infiltration régulier pour les groupes armés affiliés à Boko Haram et à l’ISWAP. La riposte des éléments du BIR a permis de neutraliser plusieurs combattants et de mettre en fuite le reste du groupe.

Un front persistant malgré les opérations militaires

Depuis 2014, l’Extrême-Nord du Cameroun subit des vagues régulières d’attaques attribuées à Boko Haram et à ses dissidences. Malgré les opérations conjointes de la Force multinationale mixte (FMM), qui regroupe le Cameroun, le Tchad, le Nigeria et le Niger, les incursions perdurent sur l’axe Lac Tchad-Logone. L’armée camerounaise maintient une présence importante dans la région, avec des détachements avancés dans plusieurs localités isolées.

Des civils toujours en première ligne

Au-delà des affrontements militaires, ce sont les populations locales qui paient le prix le plus lourd de cette insécurité chronique. Des milliers de déplacés internes se concentrent autour des grandes agglomérations comme Kousseri et Maroua, tandis que les agriculteurs et les pêcheurs n’osent plus s’aventurer loin de leurs villages. Les humanitaires signalent également des restrictions d’accès croissantes dans plusieurs sous-préfectures du Logone-et-Chari en raison de l’instabilité.

⚠️ Article rédigé par la rédaction de Le Sahel TV