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Sahel — AES

Confédération AES : Bamako, Ouagadougou et Niamey signent des accords avec Moscou, dont le nucléaire civil

Bâtiment institutionnel africain — illustration coopération diplomatique AES

La Confédération des États du Sahel (ex-Alliance AES), formée par le Mali, le Burkina Faso et le Niger, a finalisé une série d’accords de coopération avec la Russie couvrant des domaines stratégiques, dont l’énergie nucléaire civile. Ces partenariats, signés en marge de sommets bilatéraux, marquent une nouvelle étape dans la recomposition géopolitique de la région sahelienne.

Une diversification accélérée des partenariats

Depuis leur rupture avec Paris et leur éloignement progressif des institutions occidentales, les trois pays de l’AES ont activement cherché à élargir leur base de partenaires. La Russie, via Rosatom pour le nucléaire et diverses agences d’État pour le volet militaire, s’est positionnée comme l’interlocuteur privilégié. Des accords portant sur la formation d’ingénieurs, la prospection de ressources minérales et le développement d’infrastructures énergétiques ont été paraphés à Moscou lors du second semestre 2025, avec des effets opérationnels attendus dès 2026.

Le nucléaire civil, symbole de souveraineté

La composante nucléaire civile de ces accords suscite une attention particulière sur la scène internationale. Si les gouvernements de Bamako, Ouagadougou et Niamey insistent sur le caractère exclusivement pacifique de cette coopération — destinée à terme à diversifier le mix énergétique de régions sou—alimentées en électricité — des analystes occidentaux expriment des réserves sur les risques de prolifération et de dépendance technologique vis-à-vis de Moscou. Le général Tiani a réaffirmé que « la souveraineté énergétique est un pilier de la souveraineté nationale ».

2026, année critique pour la Confédération

L’année 2026 s’annonce décisive pour la Confédération du Sahel. Sur le plan sécuritaire, les opérations militaires conjointes se multiplient, avec un bilan mitigé face à des groupes armés toujours actifs. Sur le plan économique, l’intégration régionale reste à consolider, tandis que les négociations avec la CEDEAO demeurent bloquées. La crédibilité internationale de l’AES dépendra en large partie de sa capacité à traduire les discours de souveraineté en avancées concrètes pour les populations.

⚠️ Article rédigé par la rédaction de Le Sahel TV