Promulguée le 14 avril 2026, la révision constitutionnelle instaurant une vice-présidence de la République n’a toujours pas trouvé d’application concrète. Plus de deux mois après, le Cameroun attend la nomination de son premier vice-président depuis 1972.
Une réforme constitutionnelle inédite
La modification de la Constitution promulguée en avril a introduit la fonction de vice-président de la République, une première depuis la suppression de ce poste au début des années 1970. La réforme alimente les analyses sur l’organisation du pouvoir et la question, récurrente, de la continuité de l’État au sommet.
Une attente qui nourrit les spéculations
La nomination annoncée d’un vice-président, conjuguée au remaniement gouvernemental promis par le chef de l’État, entretient de nombreuses spéculations sur les futures recompositions de l’exécutif. Plusieurs observateurs évoquent une réorganisation plus large de l’appareil d’État, sans qu’aucun calendrier officiel n’ait été communiqué.
Un climat politique sous tension
Cette attente intervient dans un contexte déjà sensible, marqué par les défis sécuritaires dans les régions anglophones et septentrionales et par de fortes attentes citoyennes en matière de gouvernance. Pour de nombreux Camerounais, la mise en œuvre effective des nouvelles institutions constituera un test de la capacité des autorités à traduire les réformes annoncées en décisions concrètes.