Le renchérissement des produits pétroliers, alimenté par les tensions au Moyen-Orient, fait craindre de nouvelles pressions sur les prix dans les pays de l’Union économique et monétaire ouest-africaine (UEMOA), selon la dernière note de conjoncture de la Banque centrale (BCEAO).
Le pétrole sous tension
Les cours du brut se sont nettement renforcés, avec une hausse de près de 6,9 % sur la période, sous l’effet des tensions géopolitiques au Moyen-Orient. Pour les économies ouest-africaines, largement importatrices de produits raffinés, ce mouvement se traduit par un renchérissement des carburants susceptible de se diffuser à l’ensemble des prix.
Le franc CFA face aux devises de la région
Si le franc CFA bénéficie d’une parité fixe avec l’euro (1 euro = 655,957 FCFA), gage de stabilité, il s’est déprécié d’environ 2,5 % au mois de février face à certaines monnaies de la sous-région, notamment le naira nigérian, le leone sierra-léonais et le dalasi gambien. Une évolution qui renéchérit les échanges avec ces voisins.
Quelles conséquences pour les ménages
La combinaison d’un pétrole plus cher et de pressions sur le change fait peser un risque d’inflation importée, au moment où la BCEAO anticipait une accalmie sur les prix. Carburant, transport et produits de première nécessité sont en première ligne, avec un impact direct sur le pouvoir d’achat des ménages de la zone.