Le Cameroun et le Nigeria ont signé un mémorandum d’entente pour approfondir leur coopération en matière de défense, visant spécifiquement les insurgents de Boko Haram qui sévissent dans la région du bassin du Lac Tchad. Cet accord marque une étape dans la stratégie bilatérale de sécurisation des zones frontières.
Un accord de coopération opérationnelle
Le mémorandum prévoit des échanges d’informations en temps réel entre les forces armées des deux pays, des patrouilles mixtes le long de la frontière commune et des opérations coordonnées contre les bases logistiques des groupes armés. Les autorités militaires soulignent que les résultats obtenus depuis la mise en place de ce cadre de coopération montrent une réduction sensible des activités malveillantes aux frontières.
Boko Haram sous pression dans le Logone-et-Chari
Malgré une attaque menée le 23 juin contre le poste du Bataillon d’Intervention Rapide (BIR) de Bargaram — au cours de laquelle quatre assaillants ont été neutralisés et un soldat camerounais a perdu la vie —, les forces de sécurité maintiennent une pression soutenue sur les cellules jihadistes de l’Extrême-Nord. La coopération bilatérale contribue à un calme relatif dans plusieurs localités du bassin du Lac Tchad.
Un contexte régional plus large
Cette initiative bilatérale s’articule avec les efforts de la Force multinationale mixte (FMM), qui regroupe le Cameroun, le Nigeria, le Niger, le Tchad et le Bénin. La Force multinationale coordonne ses opérations depuis son Quartier général de N’Djaména. Les experts estiment que le renforcement des accords bilatéraux crée des synergies complémentaires à cet effort multilatéral, en comblant les lacunes opérationnelles laissées par les structures plus larges.