La force conjointe de l'Alliance des États du Sahel (AES), qui associe le Mali, le Niger et le Burkina Faso, a intensifié ses campagnes aériennes sur le territoire malien après une série d'attaques attribuées à des groupes liés à Al-Qaïda et à des séparatistes touaregs. Cette montée en puissance militaire intervient alors que la situation humanitaire continue de se détériorer dans plusieurs zones de la confédération.
Une réponse militaire coordonnée
Sous la présidence tournante actuellement assurée par le Burkinabè Ibrahim Traoré, les états-majors des trois pays ont multiplié les opérations aériennes conjointes visant les positions jihadistes et séparatistes dans le nord et le centre du Mali. Cette coordination illustre la volonté affichée par les trois capitales de mutualiser leurs moyens face à une menace qu'elles jugent commune à l'ensemble de la confédération.
Une crise humanitaire qui s'aggrave
Sur le terrain, les conséquences humanitaires restent lourdes : le Niger fait face à une alerte à la faim pour 2026, tandis que le Mali enregistre une hausse de 64 % des situations de famine dans certaines régions, conséquence conjuguée de la réduction du financement humanitaire international et de la persistance de l'insécurité. Les organisations humanitaires alertent sur un accès de plus en plus restreint aux populations les plus vulnérables.
Une confédération en pleine consolidation
Sur le plan institutionnel, l'AES poursuit la mise en place de ses instruments communs, entre passeport biométrique, banque d'investissement et commandement militaire unifié. Moins de trois ans après sa création, la confédération continue de bâtir un dispositif politique et sécuritaire commun, tout en devant démontrer sa capacité à répondre aux besoins immédiats des populations civiles.