Malgré des progrès enregistrés ces dernières années, l'Organisation mondiale de la santé (OMS) rappelle qu'une femme sur 30 meurt encore de complications liées à l'accouchement sur le continent africain, où environ un demi-million de femmes décèdent chaque année de causes évitables. Un guide actualisé sur les soins obstétricaux et néonatals d'urgence vise à améliorer la prise en charge dans les établissements de santé.
Des progrès réels mais insuffisants
Les données récentes de l'OMS pour la région africaine font état d'une amélioration progressive de la mortalité maternelle et infantile au cours des dernières années, portée par un meilleur accès aux soins prénataux et à des accouchements assistés par du personnel qualifié. Ces avancées restent toutefois fragiles et inégalement réparties, certains pays confrontés à des crises humanitaires ou à des systèmes de santé sous-financés accusant un retard important.
Un guide actualisé pour les soignants
Pour répondre à ces défis, l'OMS a mis à jour son guide du prestataire pour les soins obstétricaux et néonatals d'urgence, un outil de référence destiné à faciliter la mise en œuvre des recommandations internationales, renforcer la cohérence des pratiques cliniques et améliorer les chances de survie des mères et des nouveau-nés lors de complications lors de l'accouchement.
Une mobilisation régionale
Une rencontre régionale organisée à Lomé en mars 2026 a réuni des experts de seize pays autour d'un objectif commun : renforcer la qualité des soins maternels pour sauver davantage de vies. Les autorités sanitaires africaines appellent à un investissement accru dans la formation du personnel soignant et dans les infrastructures obstétricales, afin de réduire durablement cette mortalité encore trop élevée.