Devenue confédération en juillet 2024, l'Alliance des États du Sahel (AES), qui regroupe le Mali, le Burkina Faso et le Niger, aborde 2026 comme une année charnière. Sécurité, souveraineté et refondation de l'État constituent le socle commun des priorités affichées par les trois pays membres, confrontés à la fois à une menace jihadiste persistante et à la nécessité de consolider leurs institutions communes.
La sécurité, priorité absolue de la confédération
Depuis leur retrait de la CEDEAO, formalisé fin 2024, les trois États de l'AES ont fait de la lutte contre les groupes jihadistes actifs dans la bande sahélienne l'axe central de leur coopération, à travers une force conjointe et une mutualisation croissante de leurs moyens militaires face à des attaques qui continuent de toucher plusieurs régions du Mali, du Burkina Faso et du Niger.
De nouvelles alliances stratégiques
Sur le plan diplomatique, les trois pays ont multiplié les partenariats alternatifs, notamment avec la Russie, dans les domaines de la défense et de l'économie, tout en poursuivant la construction d'institutions confédérales propres, destinées à affirmer leur souveraineté en dehors du cadre historique de la CEDEAO.
Des relations toujours tendues avec la CEDEAO
Malgré des appels réguliers au dialogue de la part d'organisations régionales et internationales, les relations entre l'AES et la CEDEAO restent marquées par la méfiance, plusieurs observateurs estimant qu'une coopération renforcée entre les deux blocs reste pourtant nécessaire pour relever les défis sécuritaires communs de la région.