L'Organisation mondiale de la santé (OMS) plaide pour une meilleure intégration de la santé mentale et du soutien psychosocial à chaque étape de l'organisation des secours humanitaires, un enjeu jugé particulièrement sensible pour les populations africaines exposées aux conflits, aux déplacements et aux catastrophes naturelles.
Un objectif ambitieux à l'horizon 2030
L'institution onusienne s'est fixé pour objectif que, d'ici à 2030, au moins 80 % des pays disposent de systèmes fonctionnels de santé mentale et de soutien psychosocial capables de répondre aux besoins des populations en temps de crise, un défi de taille pour de nombreux systèmes de santé africains encore sous-dotés dans ce domaine.
Des besoins particulièrement aigus lors des urgences
Les situations de conflit, de déplacement forcé ou de catastrophe naturelle exposent les populations concernées à un risque accru de détresse psychologique, un enjeu longtemps resté secondaire dans les réponses humanitaires classiques mais aujourd'hui davantage reconnu par les acteurs du secteur.
Un appel à renforcer les capacités locales
Pour atteindre cet objectif, l'OMS appelle à renforcer la formation des personnels de santé locaux, à intégrer systématiquement un volet psychosocial dans les plans de réponse aux urgences, et à mobiliser des financements dédiés, alors que la santé mentale reste l'un des parents pauvres des budgets de santé publique sur le continent.