Plus de deux ans après l'annonce du retrait du Mali, du Burkina Faso et du Niger de la CEDEAO, le Togo se positionne comme un acteur clé de la médiation régionale entre l'organisation ouest-africaine et l'Alliance des États du Sahel (AES), avec le lancement d'une stratégie baptisée Togo-Sahel 2026-2028.
Une rupture qui continue de peser sur la région
Annoncée le 28 janvier 2024, la rupture entre la CEDEAO et les trois pays de l'AES a profondément affaibli la coopération sécuritaire ouest-africaine, dans un contexte où la menace jihadiste continue de frapper plusieurs zones frontalières du Sahel central.
Une approche pragmatique centrée sur la sécurité et la logistique
La stratégie togolaise propose une approche pragmatique, centrée sur la sécurité, la logistique et le dialogue, s'appuyant sur la position géographique du Togo comme point d'accès maritime pour les États sahéliens désormais enclavés dans leurs relations avec la CEDEAO.
Un rôle de facilitateur salué par plusieurs observateurs
Plusieurs analystes régionaux estiment que cette médiation togolaise pourrait contribuer à rétablir un minimum de coopération entre les deux blocs, alors que les défis sécuritaires communs continuent de rendre nécessaire un dialogue renforcé entre la CEDEAO et l'AES malgré leurs divergences politiques.