À environ cinq mois de l'audit de supervision de l'Organisation de l'aviation civile internationale (OACI), programmé du 26 novembre au 9 décembre 2026, les aéroports de Garoua et de Maroua-Salak n'ont toujours pas engagé leur processus de certification internationale. Une situation qui fait peser une menace réelle sur le statut international des deux plateformes du septentrion.
Un audit décisif pour l'aviation civile camerounaise
L'audit de l'OACI évaluera la capacité du Cameroun à assurer la sécurité de son aviation civile sur l'ensemble de son réseau aéroportuaire. Or, contrairement aux plateformes de Douala et de Yaoundé-Nsimalen, les aéroports de Garoua et de Maroua n'ont pas encore entamé les démarches de certification exigées par les standards internationaux, un retard qui interroge à quelques mois de l'échéance.
Des besoins d'investissement considérables
La seule réhabilitation de la piste de Garoua nécessiterait environ 21 milliards de FCFA, selon les estimations disponibles. À Maroua-Salak, les besoins sont plus larges encore : une tour de contrôle conforme aux normes, des équipements de navigation aérienne modernisés, un renforcement des moyens de l'ASECNA et des infrastructures de sûreté complètes figurent parmi les chantiers à engager.
Un enjeu économique majeur pour le septentrion
Le maintien du statut international de ces deux aéroports est vital pour le désenclavement des régions du Nord et de l'Extrême-Nord, pour le tourisme, les évacuations sanitaires et les liaisons régionales vers le Tchad et le Nigeria. Un déclassement compliquerait durablement l'accès aérien au septentrion, au moment où la région mise sur ses infrastructures pour soutenir son développement.