Le Premier ministre Joseph Dion Nguté a signé un arrêté prolongeant le 4e Recensement général de la population et de l'habitat (RGPH-4) jusqu'au 31 juillet 2026. Une décision qui vise notamment les localités enclavées de l'Extrême-Nord, du Nord et de l'Adamaoua, où la collecte a pris du retard.
Deux mois supplémentaires pour sauver la qualité des données
Initialement prévue pour s'achever le 29 mai, l'opération de dénombrement se poursuivra finalement jusqu'à la fin du mois de juillet. Le gouvernement justifie cette prolongation par la nécessité de garantir une couverture territoriale complète, en particulier dans les zones frontalières et les localités rurales difficiles d'accès, nombreuses dans le Septentrion.
Des agents recenseurs confrontés à de multiples difficultés
Depuis le lancement de la collecte le 24 avril, couplée au 4e Recensement général de l'agriculture et de l'élevage, les retards de paiement des primes des dizaines de milliers d'agents recenseurs ont perturbé le déroulement de l'opération sur l'ensemble du territoire. Des difficultés logistiques ont également été signalées dans plusieurs départements.
Un enjeu majeur pour la planification du développement
Vingt ans après le dernier recensement, les résultats du RGPH-4 doivent alimenter la planification nationale dans l'éducation, la santé, le logement et les infrastructures. Pour les régions du Grand Nord, souvent sous-dotées, un dénombrement fiable est la condition d'une meilleure allocation des investissements publics.