L'Alliance des États du Sahel poursuit la montée en puissance de sa force unifiée, passée de 5 000 à 15 000 hommes, alors que les Nations unies tirent la sonnette d'alarme sur la détérioration sécuritaire et humanitaire au Mali, au Burkina Faso et au Niger.
Une force conjointe en pleine montée en puissance
Créée pour mutualiser les moyens militaires des trois pays face aux groupes jihadistes, la force unifiée de l'AES a triplé ses effectifs depuis le printemps. Elle a mené ces dernières semaines des campagnes aériennes conjointes en territoire malien, en réponse aux attaques de groupes affiliés à Al-Qaïda et à des éléments séparatistes.
L'ONU s'inquiète du sort des civils
Le Haut-Commissariat des Nations unies aux droits de l'homme s'inquiète de l'aggravation de la crise, marquée par des attaques extrémistes, des violences contre les populations civiles et des accusations d'atteintes aux droits humains visant l'ensemble des parties au conflit.
Près de trois millions de déplacés internes
Le Sahel central compte désormais près de 3 millions de personnes déplacées à l'intérieur de leurs frontières, dont environ 2 millions au Burkina Faso, 548 000 au Niger et 415 000 au Mali. Les organisations humanitaires redoutent une détérioration supplémentaire pendant la saison des pluies.