La croissance de l'Union économique et monétaire ouest-africaine devrait ralentir à 5,3 % en 2026, contre 6,2 % en 2025, tandis que les États membres prévoient de lever quelque 15 000 milliards de francs CFA sur le marché financier régional, mis sous pression.
Un ralentissement dans une zone qui reste dynamique
Malgré ce tassement, l'UEMOA demeure l'un des espaces les plus dynamiques du continent : l'Afrique subsaharienne dans son ensemble devrait croître d'environ 4,1 % en 2026 selon le FMI, la Banque mondiale évoquant même un rythme régional proche de 4,5 %, inédit depuis dix ans.
Un marché régional sous pression
Les besoins de financement des huit États membres restent considérables. Les émissions de titres publics prévues en 2026, autour de 15 000 milliards de FCFA, testent la profondeur du marché financier régional, dans un contexte de taux élevés et de concurrence accrue entre émetteurs souverains.
Le service de la dette, principal frein
Le poids élevé du service de la dette, les retombées géopolitiques des conflits internationaux et des faiblesses structurelles persistantes freinent la création d'emplois. Les institutions financières appellent les États à élargir leur base fiscale et à améliorer la qualité de la dépense publique.