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Cameroun — Septentrion

Bassin du lac Tchad : près de 5 700 morts en neuf mois, l'Extrême-Nord camerounais en première ligne

Patrouille militaire dans la région du lac Tchad, illustration de la crise sécuritaire

Le Haut-Commissariat des Nations unies pour les réfugiés (HCR) tire la sonnette d'alarme : entre septembre 2025 et mai 2026, près de 1 800 incidents sécuritaires et plus de 5 700 morts ont été recensés dans le bassin du lac Tchad. L'Extrême-Nord camerounais, frontalier de la zone, demeure en première ligne de cette crise qui s'aggrave.

Une violence qui ne faiblit pas

Attaques de villages, incursions contre les positions militaires, engins explosifs improvisés et enlèvements : les groupes armés, au premier rang desquels Boko Haram et l'État islamique en Afrique de l'Ouest, maintiennent une pression constante sur les quatre pays riverains du lac — Nigeria, Niger, Tchad et Cameroun. Le rythme des incidents relevé par le HCR traduit une intensification préoccupante de la violence sur la période.

Plus de 3,5 millions de déplacés forcés

La crise affecte aujourd'hui plus de 3,5 millions de personnes déplacées de force dans le bassin du lac Tchad. Au Cameroun, les départements du Logone-et-Chari, du Mayo-Sava et du Mayo-Tsanaga concentrent l'essentiel des déplacements internes, mettant sous tension des services sociaux déjà fragiles et une aide humanitaire chroniquement sous-financée.

L'Extrême-Nord entre riposte militaire et réponse humanitaire

Côté camerounais, l'armée et la Force multinationale mixte poursuivent leurs opérations, tandis que les autorités régionales plaident pour un renforcement des programmes de stabilisation et de relèvement. Les humanitaires rappellent qu'au-delà de la réponse sécuritaire, seule une action durable sur l'éducation, l'emploi des jeunes et les services de base permettra de briser le cycle de la violence.

⚠️ Article rédigé par la rédaction de Le Sahel TV