La capitale malienne a accueilli, du 2 au 4 juillet 2026, la 12e Conférence des ministres chargés de l'Artisanat des pays membres de l'Organisation pour le développement et la promotion de l'artisanat africain (ODEPA). Objectif affiché : replacer le secteur au cœur des priorités de développement des États membres.
Un secteur pourvoyeur d'emplois massifs
Sur le continent, l'artisanat fait vivre des dizaines de millions de personnes, des ateliers de tissage aux forges, en passant par la maroquinerie, la poterie et la bijouterie. Dans les pays sahéliens, il constitue souvent le deuxième employeur après l'agriculture, particulièrement pour les femmes et les jeunes, mais demeure largement informel et peu financé.
Formation, financement et labellisation au menu
Les ministres réunis à Bamako ont planché sur la structuration des filières : accès au crédit pour les artisans, dispositifs de formation professionnelle, protection des savoir-faire et labellisation des produits « made in Africa ». La question des débouchés a également été centrale, avec la perspective du marché unique continental de la Zlecaf.
Bamako, vitrine du savoir-faire sahélien
En marge des travaux, expositions et rencontres professionnelles ont mis en lumière la créativité des artisans maliens et de la sous-région. Pour le pays hôte, cette conférence est aussi un signal : malgré le contexte sécuritaire, le Mali entend rester un carrefour culturel et économique de l'Afrique de l'Ouest.