Les États-Unis ont annoncé la levée des sanctions imposées au Gabon après le coup d'État d'août 2023 qui avait renversé Ali Bongo Ondimba. Washington salue le retour à l'ordre constitutionnel, consacré par l'élection présidentielle d'avril 2025 remportée par Brice Clotaire Oligui Nguema, puis par les scrutins législatifs qui ont suivi.
Une normalisation diplomatique attendue
Prises au lendemain du putsch, les mesures américaines restreignaient notamment certaines coopérations et l'éligibilité du Gabon à des programmes économiques. Leur levée referme la parenthèse ouverte en 2023 et rétablit Libreville dans le concert des partenaires jugés fréquentables par Washington.
Le pari réussi de la transition gabonaise
Contrairement à d'autres transitions militaires de la région, le processus gabonais s'est achevé par des élections dans un calendrier resserré : nouvelle Constitution adoptée fin 2024, présidentielle en avril 2025, puis législatives. Une trajectoire que les partenaires internationaux citent désormais en exemple en Afrique centrale.
Des enjeux économiques considérables
Pour Libreville, cette levée des sanctions ouvre la voie à un retour des investissements américains, dans le pétrole, le manganèse et le bois, piliers de l'économie nationale. Le gouvernement gabonais, engagé dans une politique de diversification, espère capitaliser sur ce signal pour attirer de nouveaux capitaux et desserrer la contrainte de la dette.