Des ressortissants malien, nigérien et burkinabè en exil ont annoncé la création de l'Alliance des démocrates du Sahel (ADS), un mouvement qui entend contester pacifiquement les régimes militaires au pouvoir au sein de l'Alliance des États du Sahel.
Une coalition née de l'exil
Regroupant des figures de l'opposition des trois pays de l'AES, l'ADS se présente comme une plateforme civile et politique. Ses initiateurs, installés à l'étranger, disent vouloir porter la voix de citoyens qui contestent la gouvernance des juntes tout en refusant la violence.
Une stratégie de pression pacifique
Le mouvement mise sur le lobbying international, la pression diplomatique et une bataille d'idées. Il ambitionne de peser sur les partenaires extérieurs de la région et d'ouvrir un débat sur le retour à un ordre constitutionnel, dans un contexte où l'espace politique interne reste très restreint.
Un contexte régional tendu
La création de l'ADS intervient alors que l'AES, devenue confédération, place la sécurité et la souveraineté au cœur de ses priorités. Les autorités des trois États mettent en avant leurs efforts contre les groupes armés, tandis que les défis sécuritaires demeurent importants dans plusieurs zones.