Un an après la transformation de l'Alliance des États du Sahel (AES) en confédération et le retrait effectif du Mali, du Burkina Faso et du Niger de la CEDEAO, les premières consultations officielles de haut niveau entre les deux ensembles nourrissent l'espoir d'un dialogue pragmatique pour préserver l'essentiel des liens régionaux.
Une rupture aux lourdes conséquences
Le départ des trois pays sahéliens de la CEDEAO a fragilisé la libre circulation des personnes et des biens, un acquis majeur de l'intégration ouest-africaine. Les enjeux sont considérables : commerce transfrontalier, marché de l'emploi, reconnaissance des documents d'identité et de voyage, mais aussi coopération sécuritaire face à une menace terroriste qui ignore les frontières.
Vers un dialogue pragmatique
Malgré les tensions politiques, les deux camps affichent la volonté de trouver des solutions concrètes aux défis communs. Les premières consultations de haut niveau ont ouvert un canal de discussion sur la circulation des biens et des personnes, la coopération douanière et la lutte contre l'insécurité, autant de dossiers où l'interdépendance entre l'AES et la CEDEAO demeure forte.
Préserver l'essentiel malgré les divergences
Pour de nombreux observateurs, l'urgence est de préserver les acquis de décennies d'intégration régionale, quelles que soient les divergences institutionnelles. Les populations frontalières, souvent liées par la famille, le commerce et la culture, sont les premières concernées par l'issue de ces discussions, qui détermineront l'avenir de la coopération entre l'Afrique de l'Ouest côtière et le Sahel intérieur.