Les autorités camerounaises ont annoncé la prorogation de l'opération de dénombrement du recensement général de la population et de l'habitat jusqu'au 31 juillet 2026. Cette prolongation vise à améliorer la couverture des zones difficiles d'accès, un enjeu particulièrement sensible dans les régions du Nord, de l'Adamaoua et de l'Extrême-Nord.
Un dénombrement prolongé pour ne laisser personne de côté
Le recensement général constitue un exercice statistique majeur, appelé à fournir les données de référence sur lesquelles reposent la planification du développement et la répartition des ressources publiques. Face aux difficultés de terrain, les responsables de l'opération ont choisi de prolonger la phase de dénombrement afin que les agents puissent atteindre l'ensemble des ménages, y compris dans les localités les plus reculées.
Le septentrion, un défi logistique et sécuritaire
Dans les régions septentrionales, l'étendue du territoire, la dispersion de l'habitat rural et un contexte sécuritaire fragile dans certaines zones compliquent le travail des équipes de recensement. La prorogation doit permettre de mieux dénombrer les populations nomades, les communautés d'éleveurs transhumants et les personnes déplacées, souvent sous-représentées dans les statistiques officielles.
Des données décisives pour l'action publique
Au-delà de l'exercice de comptage, l'enjeu est de disposer de chiffres fiables pour orienter les politiques de santé, d'éducation et d'infrastructures. Pour le Grand Nord, longtemps confronté à des indicateurs sociaux inférieurs à la moyenne nationale, la qualité des données collectées conditionnera en partie la juste prise en compte de ses besoins dans les programmes publics des prochaines années.